Vider l'appartement d'un parent disparu n'est pas un déménagement comme les autres : il faut composer avec le notaire, les délais, les héritiers, et des objets dont la valeur est autant sentimentale que patrimoniale. Voici comment organiser les opérations — de l'inventaire au garde-meuble — sans rien précipiter, et sans rien perdre.
Tant que la succession n'est pas réglée, le mobilier appartient à l'indivision : aucun héritier ne peut en disposer seul. Trois jalons structurent le calendrier :
Rien n'interdit de préparer le déménagement en amont — mais rien ne doit quitter les lieux avant l'accord de tous les indivisaires et, le cas échéant, du notaire.
Avant tout emballage, chaque pièce est photographiée, chaque objet significatif recensé et numéroté. Ce document, partagé entre tous les héritiers, coupe court aux malentendus — « où est passée la pendule du salon ? » — et s'articule avec l'inventaire notarié sans s'y substituer.
Nos équipes trient avec vous, jamais à votre place : ce qui part chez un héritier, ce qui est confié au commissaire-priseur pour la vente, ce qui attend le partage en garde-meuble, ce qui est donné ou évacué. Le rythme est le vôtre — une succession ne se vide pas au pas de charge.
Une succession se termine rarement à une seule adresse : la commode part chez une sœur à Paris 16ᵉ, la bibliothèque chez un frère en province, les tableaux chez l'étude. Chaque lot est emballé, étiqueté et livré séparément, émargement à l'appui.
L'appartement est rendu vide et propre — condition d'une vente ou d'une restitution au bailleur. Nous coordonnons l'évacuation de ce qui ne part nulle part, dans le respect des filières de don et de réemploi quand l'état des biens le permet.
Les appartements familiaux parisiens mêlent souvent le courant et le précieux : un tableau hérité deux générations plus tôt, une argenterie de mariage, un meuble estampillé. Ces biens voyagent selon les protocoles de notre transport d'œuvres d'art — emballage de conservation, manutention dédiée, traçabilité — et non dans le flux du mobilier courant.
Leur valeur, fixée par la prisée ou une expertise, est couverte par une déclaration ad valorem : dans une succession, où la valeur des biens est documentée par nature, il serait paradoxal de les transporter sous un barème au poids.
Entre la libération de l'appartement et le partage définitif, il s'écoule souvent des mois. Le garde-meuble sécurisé joue alors un rôle de tiers de confiance :
Matériellement oui, juridiquement avec prudence : tant que le partage n'est pas intervenu, le mobilier appartient à l'indivision et aucun héritier ne peut en disposer seul. La bonne pratique consiste à obtenir l'accord écrit de tous les indivisaires, à s'appuyer sur l'inventaire notarié, et à placer les biens en garde-meuble avec inventaire contradictoire plutôt que chez l'un des héritiers.
Comptez une à deux journées d'intervention pour un appartement familial parisien courant, davantage pour les grandes surfaces ou les intérieurs très meublés — mais le vrai délai est celui du tri et des décisions entre héritiers, qui se compte en semaines. Le calendrier fiscal, lui, est cadré : la déclaration de succession se dépose en principe dans les six mois du décès en métropole.
Trois voies : la vente, via un commissaire-priseur pour les pièces qui le méritent ; le don, vers des structures de réemploi lorsque l'état des biens le permet ; l'évacuation en filière adaptée pour le reste. Rien ne part sans validation des héritiers — c'est précisément le rôle du tri accompagné et de l'inventaire photographique.
Inventaire, tri accompagné, livraisons entre héritiers, garde-meuble : parlons-en simplement. Réponse sous 24 h.